 |
|
«Au lieu de jeter, c’est plus fort que moi, je garde. La photo de la jeune fille, c’est un clin d’oeil à la jeunesse. Et ce qui se passe à Cuba m’intéresse beaucoup.
Je soutiens la révolution, et pas juste à Cuba, mais sur toute la planète! Au Québec aussi!»
|
Parle-nous de ta maison.
«Ça fait 35 ans que j’habite ici. Personne ne voulait acheter cette maison, car des pigeons habitaient le grenier. On a tout nettoyé, désinfecté, etc. Une job de fou!
Avant, un sénateur y avait habité. Et, pendant un été, elle est devenue une maison des jeunes. Elle a même déjà servi de synagogue!»
Si tu avais à vivre dans un autre pays, quel serait-il?
«Le Québec! Mon pays, c’est le Québec, point à la ligne. C’est ma vie de me battre pour l’indépendance de mon pays. Je pourrais mourir à n’importe quel moment pour
réaliser ce rêve-là. Mais je ne veux pas mourir pour rien, par exemple!»
«C’est une toile que j’ai trouvée dans la rue il y a plusieurs années. Je l’ai apportée aux Foufounes Électriques et, avec d’autres, je l’ai travaillée en direct.
Par la suite, François Gourd a contribué à l’oeuvre. C’est lui qui a collé les ustensiles en plastique. Beaucoup sont tombés, mais on va les recoller.»
|
|
Qu’est-ce qui te préoccupe le plus dans le monde d’aujourd’hui?
«L’injustice sociale, les inégalités, la lâcheté des gens, l’hypocrisie, le pessimisme du monde aussi. Le désarroi, la pauvreté, les viols, la torture, les guerres.
Je me console un peu en pensant que, dans quelques siècles, il n’y aura plus d’humains sur la terre. La vie va reprendre sans nous. Nous nous pensons les rois de la
planète; nous sommes en train de tuer tous les animaux, nous coupons nos forêts, nous polluons nos mers, nos océans, nos lacs, nos terrains. Je ne me fais pas
d’illusions sur l’humanité. Elle est en train de se brûler les ailes.»
|
Est-ce que c’est important, pour toi, la lumière?
«Regarde, il fait soleil dehors, le rideau est baissé et les néons sont allumés. Je suis en dedans, je ne suis pas dehors. Je travaille, ici. Quand je suis là, je ne
suis pas à Montréal, je suis dans mes affaires à moi. En 30 ans, je n’ai pas ouvert mes rideaux plus de 10 fois.»
«Elle est belle, ma roue, hein? Je l’ai ramassée dans une poubelle. Tous les objets que vous voyez dans les armoires, c’est le hasard qui me les a apportés.»
|
Devenez fan!
|
 |