
Une ville entre ciel et terre
Saint-Jean-sur-Richelieu, ville de grands événements et de plaisirs quotidiens, n'en est pas à ses premiers clins d'œil. Les pieds dans la rivière Richelieu, elle rivalise de charme et séduit les visiteurs depuis 350 ans. De Capitale canadienne de la céramique dans les années 1800, à celle plus aérienne, des montgolfières aujourd'hui, elle devient une escale incontournable des escapades montérégiennes.
« La ville est située à la croisée des circuits touristiques menant sur les parcours historiques, agrotouristiques, cyclistes et nautiques, » mentionne Claudie Boyer, coordonnatrice à la promotion à l'Office de tourisme et des congrès du Haut-Richelieu. Déjà que la ville s'imposait comme destination urbaine, la fusion avec les municipalités voisines en 2001 a étendu son arrière-cour au point d'en faire aussi une destination champêtre.
« On peut vivre à Saint-Jean comme à Montréal, mais l'avantage ici c'est qu'en moins de dix minutes on peut profiter du pittoresque de la campagne, explique-t-elle. Habituellement, le côté "ville-dortoir" ne règne pas longtemps dans l'esprit des nouveaux résidents. Car à côté de tous les services, ils découvrent assez vite les beautés et les plaisirs qu'offre la région. »
Les nouveaux secteurs comme ceux de L'Acadie et de Saint-Athanase proposent plusieurs sites touristiques liés à l'agriculture. Entre les itinéraires patrimoniaux, parsemées de vergers et de vignobles, on découvre des bergeries, des fromageries ou des chocolateries. Au détour, c'est une cidrerie, une hydromellerie, une micro-brasserie ou même une vinaigrerie qui aromatise le parcours. Les gastronomes apprécieront d'ailleurs retrouver nombre des produits du terroir sur les tables réputées des restaurants des vieux Saint-Jean et Iberville.
Les pieds dans la rivière
Entre lac et fleuve, la ville devient synonyme de santé et de plaisir. On y côtoie la rivière Richelieu, témoin de l'arrivée des premiers colons, elle permet aujourd'hui d'en saisir la quiétude ou d'y pratiquer des activités de loisir tels que le cyclisme, les sports nautiques, la navigation ou même le patin en hiver.
Pour mieux apprécier le cours d'eau, les croisières et les locations d'embarcations ne font qu'attendre les plaisanciers. Et si la pêche n'est pas votre façon préférée de taquiner les poissons, la plongée sous-marine vous amènera directement dans ce qui est devenu leur habitat : les épaves qui jonchent le lit de la rivière au niveau de Saint-Paul-de-l'île-aux-noix et qui rappellent l'époque où la ville était reconnue comme 4e port en importance au pays.
Les contemplatifs préféreront les randonnées plus tranquilles sur la piste du canal de Chambly ou l'observation des oies sauvages qui visitent la région annuellement. Et si ce n'est pas assez, on vous attend sur les greens des six terrains de golf des alentours.
La tête dans les nuages
Plus éducatives, certaines activités offertes dans la ville sauront certainement combler vos journées de liberté cet automne. On y visite les musées du Haut-Richelieu, du Fort Saint-Jean ou le centre d'interprétation de l'histoire des Acadiens en Montérégie. On y parcourt ses rues à la découverte des résidences et des personnages historiques dans ses différents circuits patrimoniaux.
Plus ludique, le Labyrinthe végétal sculpte le paysage pour offrir des frissons à la population. Soixante mille visiteurs l'ont parcouru l'année dernière. L'aventure du jeu ça se passe aussi suspendu aux arbres d'Abraska. Et si par hasard vous avez oublié de passer à l'International des montgolfières cette année, il y a moyen de faire une « Balad'Air » à Mont-Saint-Grégoire. Histoire de jeter un œil sur l'horizon et de tirer ses conclusions sur la région.


